La lutte paye : hier expulsion renvoyée! dans la ville de l’Expo universelle, l’urgence de logement n’a pas disparue

La lutte paye : hier expulsion renvoyée! Dans la ville de l’Expo universelle, l’urgence de logement n’a pas disparue –

 

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Hier, le Comité des Habitants San Siro avec d’autres personnes solidaires a empêché l’expulsion de Jabiri et de sa famille en obtenant un renvoi en Juillet. Déjà le jour avant on parlait d’une possible victoire, être confiant c’est bien mais ne pas être confiant c’est encore mieux. Pour cela hier matin, nombreux, nous sommes allés répeter que Jabiri et sa famille ne sont pas seuls et ne finiront pas dans la rue.

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A Milan, la ville de l’Expo universelle de 2015, la ville qui pendant 6 mois sera la vitrine du modèle néoliberal, l’urgence de logement continue à se répandre, et ils ne peuvent pas essayer de la cacher sous le tapis des fausses promesses et des fausses solutions.

Toujours plus sont les personnes qui n’arrivent plus à payer un loyer commercial, normal qui dans cette ville tourne autour des 800-1000 euros par mois. Trop cher si l’on calcule qu’un revenu moyen ne dépasse pas 1200 euros par mois.

Ceci est un modèle qui ne fonctionne pas et qui de manière perverse génère des milliers de personnes sans logement et des milliers de logements vides, en garantissant cependant des profits pour une minorité et toujours plus de pauvreté pour beaucoup. C’est un modèle qui considère le logement non comme un Droit pour tout un chacun, mais comme un énième mécanisme de spéculation, à toutes les échelles : on continue à construire alors que l’on compte plus de 80.000 logements privés vides et 10.000 logements sociaux vides. On continue à considérer comme solution pour les personnes sans logement ou en perte de logement, les organismes d’urgences, comme le sont le communiés et les hôtels (à des couts qui s’ils étaient investis correctement pourraient résoudre les problèmes définitivement).

Le patrimoine public est géré depuis des années d’une manière mafieuse et de clientèle et lorsqu’il serait possible de changer de route, parce qu’un système se démantèle comme celui de l’ALER, la solution des institutions est celle de vendre les logements sociaux. De fausses solutions sont alors proposées, comme celle de construire des logements sociaux à travers l’housing social qui voit pourtant des assignations hors liste à des loyers entre 500-600 euros par mois, alors même que plus de 23.000 familles sont encore sur liste d’attente.

On bloque les assignations en dérogation par urgence quand les expulsions augmentent, en alimentant ainsi les mécanismes de communautés et de logements temporaires.

On n’arrive pas à voir avec clairvoyance une solution possible, simplement parce que personne ne veut la voir. Parce que ce modèle génère uniquement du profit, beaucoup de profit à travers la gestion défaillante du parc public, la vente des logements sociaux, la construction d’autres logements, les marchés publics de la gestion de l’urgence, les allocations de fonds… Tout cela est préféré aux vraies solutions concrètes que les luttes pour le droit  au logement et à l’habiter hurlent et agissent : auto récupération des logements vides, réquisition des logements privés vides, auto récupération des zones non habitables mais en désuétude (comme les casernes ou autres structures abandonnées), arrêt des expulsions et des changements incessants de logements, acte de régularisation pour qui a occupé par nécessité. Ces dernières années nous avons construit un réseau de solidarité qui a réussi a stopper des expulsions, et s’est repris des espaces vides en leur donnant vie et en donnant des solutions réelles à qui vivait en situation d’urgence habitative.

Nous continuerons à le faire, parce que nous croyons qu’un autre monde est possible et nous comptons bien le construire.

Hier, 21 Mai, l’expulsion de Jabiri était prévue, 4ème parution de l’huissier de justice au 113 rue Rogoredo , une des nombreuses familles qui souffrent de la crise et qui n’arrive pas à arriver à la fin du mois. Encore une des expulsions innocentes. Jabiri vit avec sa femme au chômage et son fils de 20 ans. Il est le seul de sa famille à travailler comme marchand ambulant sur les marchés. La famille a toujours payé le loyer lorsqu’à l’improviste ce dernier a été augmenté considérablement et la famille n’avait plus les moyens de le payer, finissant ainsi dans une condition de morosité innocente.

Ils ont essayé de présenter une demande de logement d’urgence, en dérogation au classement ERP pour causes de mal logement grave et d’absence de revenus, mais comme pour beaucoup d’autres demandes elle git dans un tiroir abandonnée à l’inertie des institutions.

Il existe plus de 10.000 logements sociaux  vides et aux portes dallées, plans de ventes de logements par milliers mais « il n’y a pas de place » pour ceux qui reste à la rue à cause d’une expulsion.

Nous étions au 113 rue Rogoredo malgré les promesses de l’huissier de justice d’un possible renvoi de l’expulsion pour ne pas permettre dans tous les cas que l’énième familles se retrouve à la rue dans l’inertie et le silence des institutions. Cette famille comme tant d’autres a décidé de résister au sein d’un mécanisme de secours mutuel, en organisant des rassemblements anti-expulsions, des initiatives et la construction d’alternatives par rapport à la crise et à la solitude qu’elle produit.

Mercredi prochain 27 Mai nous serons de nouveau mobilisés rue Monte Palombino pour empêcher qu’une autre famille se retrouve à la rue mais au contraire pour que vienne effectué un relogement en attente d’une assignation.

#stopsfratti #chiaviinmano

Comitato Abitanti San Siro – Asia Milano

 

 

 

 

 

 

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